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On
appelle un vin « vin primeur », un vin qui vient de terminer sa
vinification.
Ce
vin primeur peut être mis rapidement sur le marché : Beaujolais
Primeur et côte du Rhône primeur par exemple, ou continuer son évolution
en « fûts », comme les vins du Bordelais, qui sont quand même
vendus en primeur plus de deux ans avant leur mise sur le marché, (entre
temps ils seront dégustés plusieurs fois pour voir leur évolution
et afin d’en fixer un prix de place).
Le
vin en primeur des Châteaux est alors proposé par les Courtiers
de la Place de Bordeaux aux négociants grossistes sous forme d’
« allocations ».
Que
l’année soit bonne ou mauvaise, l’allocation reste la même.
Ces
négociants grossistes touchent les primeurs en « première
main ». Certains particuliers peuvent bénéficier de ces
prix de vin en primeur « première main ».. Ils sont de plus
en plus rares, ce sont des allocataires privilégiés.
Un
grand millésime comme 2000, (exceptionnel par la qualité du vin
et par cette année qui marque le début du 21ème siècle),
a vu certains châteaux ne « débloquer » qu’une
partie de leurs productions de « vin en primeur » en attendant une
spéculation créée par la loi de l’offre et de la
demande . . .
Les
négociants grossistes ensuite commercialisent leur « vin primeur
» auprès des Grandes surfaces, négociants de moindre importance
et cavistes, qui touchent ses vins en « deuxième main ».
Enfin
le « vin primeur » après avoir été crédité
de deux marges bénéficiaires arrive en « troisième
main » chez le particulier.
Conseil
auprès des particuliers qui liront cette page : achetez votre vin en
primeur auprès de Sociétés qui ont « pignon sur rue
», car avant d’être livré vous en aurez payé
une très grande partie !!!
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